Miettes de la semaine - 26 sept 2011
Le billet du Vicaire général
Mardi - Les réseaux sociaux peuvent s’avérer très utiles et franchement efficaces. Je n’en veux pour preuve que le succès du dispositif « alerte enlèvement » qui se déclenche sur réquisition du procureur de
Mercredi - Annonce terrible pour les plus petits : l’Europe risque de ne plus financer l’aide humanitaire qui permet à nos associations caritatives de venir en aide à tous ceux qui ne disposent pas du minimum vital. Au sens propre c’est une question de vie ou de mort car, même dans notre pays, des gens, dans la rue, peuvent mourir de faim.
Jeudi - Je lis un article qui me sidère : on va créer un métier « d’aidant sexuel » pour handicapés. Soyons clairs quelle différence avec une pseudo-prostitution déguisée qui n’a même pas le courage de dire son nom ? Dans un pays où les objectifs fixés d’équipements pour handicapés ne sont pas atteints, ou des millions de personnes attendent qu’on leur fournisse les moyens de vivre à peu près comme tout le monde ; dans un pays dont les finances sont en ruine, n’y aurait-il pas d’autres priorités pour dépenser l’argent public ? D’autre part j’ai l’impression qu’on risque de laisser croire à l’opinion que les handicapés sont des obsédés sexuels. Qu’on commence donc par équiper l’espace public et qu’on laisse aux handicapés, qui sont des citoyens libres et responsables comme vous et moi, le soin de se charger eux-mêmes de leur vie privée et notamment affective et sexuelle !
Vendredi - Les Palestiniens réclament à juste titre de pouvoir disposer d’un Etat indépendant. Ce qui me met du baume au coeur c’est d’apprendre que plus de 70 % des Israéliens sont d’accord. Ce qui prouve que les peuples de Terre Sainte en ont vraiment ras le bol de la guerre. Des générations de jeunes n’ont jamais connu la paix et logent dans des quartiers en ruines ! Un reportage télévisé à Ramallah montrait une jeunesse avide de vivre normalement sans éprouver à chaque instant la peur de se ramasser une bombe sur le coin de la figure. Espérance légitime que notre gouvernement a raison d’encourager : reconnaître c’est respecter et donc lutter contre la frustration mère de la violence. C’est d’ailleurs bien ce que répète depuis longtemps le Patriarche latin de Jérusalem.
Samedi - Le pape visite son pays. Je pense aux paroles de Jésus (Luc 4, 24) : « Je vous l’affirme, nul prophète n’est bien reçu dans sa patrie. » Le protestantisme ultra-libéral sécularisateur et surtout le communisme ont laminé toute vie spirituelle dans l’Est de l’Allemagne. Seul l’Ouest du pays demeure encore avec des Eglises vivantes et dynamiques. Il y a un gros chantier et Benoît XVI a choisi, comme à son habitude, de taper très haut en s’adressant d’abord aux élites et en appelant à la réflexion philosophique et théologique : comment mener sa vie, individuellement et collectivement, sans une vision anthropologique cohérente ? L’Ecriture Sainte en propose une, aux croyants comme aux incroyants, que le Saint Père nous appelle à redécouvrir pour que l’Europe ne sombre pas dans la désespérance.
Dimanche - Je lis un article qui me désole mais dont je dois reconnaître le fond de vérité : le dimanche est pour beaucoup un jour de solitude et de tristesse. Il est évident que lorsqu’on a perdu le sens du « dies dominicus » (le Jour du Seigneur) cette journée peut devenir infiniment pénible à vivre et sembler bien longue... Rappelons-nous les dimanches d’autrefois : la préparation du matin où l’on s’endimanchait, la grand’messe chantée, le passage à la pâtisserie, le repas de famille, l’après-midi passé avec la parentèle pour des promenades, des jeux, des spectacles. J’ai personnellement des souvenirs très joyeux de mes dimanches de gamin et j’essaie de conserver à ce jour sa double dimension de sacralité et de convivialité autant que possible. Comme le chantent bien des cantiques, les chrétiens ont un rôle tout particulier à jouer dans notre société de consommation pour refaire du dimanche un « jour d’allégresse et jour de joie » !
ROBERT POINARD








