Miettes de la semaine - sept 2011
- Titre d’un article de
- Pendant ce temps-là en Autriche un groupe de trois cents prêtres demandent des réformes à corps et à cri. Tôt ou tard il faudra bien se reposer la question des « viri probati » c’est-à-dire d’hommes mariés et d’expérience, ayant fait leurs preuves, et que l’Eglise pourrait appeler au ministère presbytéral. Je n’entre pas dans la réflexion purement théologique mais je me dis qu’on a jamais vu aucune société humaine se priver de la compétence d’hommes sages et religieux. L’expérience du diaconat que nous vivons, notamment au diocèse aux armées, me fait parfois regretter que certains d’entre nos diacres ne puissent pas accéder au sacerdoce.
- On parle beaucoup de ce médecin qui aurait donné la mort à une dizaine de patients. Je ne peux pas ici rentrer dans l’immense débat éthique mais simplement remarquer que dans cette affaire ce qu’on reproche surtout à l’intéressé c’est en somme de se prendre pour Dieu le Père... Je note dans tous les articles que je lis, l’absence totale de DIALOGUE avec le reste de son équipe, avec les familles. Il semble avoir agi en solitaire. L’Ecriture Sainte, que ce soit dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, nous enseigne qu’aucune de nos décisions ne peut être prise sans ce minimum de recul qui est fait de réflexion et, pour les croyants, de prière mais aussi sans le conseil de quelques uns, choisis pour leurs qualités humaines et spirituelles. Dès lors que l’on veut demeurer seul aux commandes les risques se multiplient de prendre une mauvaise décision. Mais le boursouflage de l’ego dans nos sociétés modernes fait que beaucoup estiment désormais déchoir s’ils sollicitent un conseil. Ce qui était acte de sagesse est aveu de faiblesse. Ne nous laissons pas piéger à ce mauvais jeu.
- Le Président de
ROBERT POINARD








