Lettre de Mgr Le Gal
Participer au P.M.I., c’est sans doute d’abord une démarche inspirée par la foi, ou suscitée par le témoignage reçu d’un ancien pèlerin ; c’est en tout cas une démarche de pèlerinage, de prière, dont l’essentiel reste caché aux yeux des hommes.
En même temps, ce pèlerinage, en tant que large rassemblement international de militaires, apporte un témoignage fort et paradoxal.
- Tout d’abord en ce qu’il éclaire une facette souvent récusée des militaires, celle de l’homme de paix, de prière, qui met sa confiance en Dieu, avant que de la mettre dans ses seules armes.
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Mais aussi, apparaît à Lourdes, à travers ce P.M.I., la dynamique concrète de réconciliation explicitée par cette démarche commune, côte à côte, de militaires de pays divers -et souvent jadis en guerre les uns contre les autres- : une dynamique qui est au cœur du travail des militaires d’aujourd’hui, mais qui restera largement infructueuse tant qu’elle ne sera pas vécue, de même, par toute la société civile.
- Et encore, dans une Europe passablement en panne, ce rassemblement, avec toute la préparation sous-jacente qu’il suppose manifeste, année après année, et depuis bientôt cinquante ans, cette fidélité à créer et à resserrer les liens entre européens -et au-delà-, ce qui est la base même de toute construction commune.
Le P.M.I.,
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lieu d’une démarche spirituelle personnelle où se construit le Peuple de Dieu, bien sûr,
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mais lieu aussi où est manifestée la vocation propre des militaires, sentinelles de la paix par les chemins de la réconciliation et de la communion fraternelle.
Evêque aux armées françaises








